Un parti...
...à votre écoute
Le microcosme des communes vaudoises est en effervescence à cause de la révision des péréquations intercommunales. Ce système de redistribution des richesses entre les communes fait actuellement couler beaucoup d’encre. Si sa fonction paraît louable pour les communes économiquement plus faibles ou devant supporter des charges particulières (villes centres notamment), l’application décidée par le Conseil d’Etat est discutable.
Ce facteur vient s’ajouter aux autres décisions ou reports de charges du Canton sur les communes qui grèvent la situation financière de notre ville depuis plusieurs années. Malgré tout, les morgiennes et les morgiens bénéficient de nombreuses prestations réalisées dans le cadre de l’autonomie communale dans des domaines tels que :
la culture : depuis 20 ans le Théâtre de Beausobre rayonne sur toute la romandie, la bibliothèque municipale com-prend une section adulte et jeunesse ainsi qu’une phonothèque ;
le sport : la piscine, la patinoire couverte, les terrains de football et les salles de sports offrent des infrastructures remarquables pour les clubs sportifs et pour la population ;
la sécurité : la police de proximité et le service d’incendie et de secours sont disponibles 24/24 heures ;
la famille : les écoles sont régulièrement entretenues pour accueillir les élèves dans les meilleures conditions, le centre de vie enfantine et l’arems permettent aux parents de faire garder leurs enfants en toute confiance et les places de jeux et espaces de détentes apportent de la convivialité.
Toutes ces prestations sont exécutées grâce au professionnalisme du personnel de l’administration communale d’une part, et à la gestion efficace de nos finances d’autre part.
En effet, pour garantir la qualité, voir l’existence d’une prestation, il est indispensable de se préoccuper de son financement. Plus les moyens financiers sont grands, plus il est aisé de réaliser les besoins de la population. Ces ressources pécuniaires, provenant pour une part importante (env. 50%) des impôts des contribuables, ne sont par essence pas illimitées. Elles doivent donc être utilisées avec parcimonie.
Pour ne pas devoir augmenter la pression fiscale, il est indispensable de pouvoir éva-luer les moyens dont nous disposons et les coûts totaux liés aux prestations pour s’assurer de la couverture maximale des charges par les revenus. Je me suis donc employé durant mes huit années à la tête du dicastère des finances et domaines à privilégier une gestion saine. Il a donc été nécessaire de développer des outils de ges¬tion appropriés (p.ex. budget d’investissements et de trésorerie, analyse des investissements, plan financier). La Municipalité appréhende dorénavant les problèmes qui lui sont soumis en toute connaissance de cause.
Le résultat intermédiaire de cette politique financière est plus qu’honorable puisque la dette brute a passé sous la barre des cent millions de francs et que depuis environ dix ans la charge fiscale est restée stable, malgré les reports de charges déjà mentionnés. Pour arriver à cela, il a fallu limiter les investissements afin qu’ils ne dépassent en moyenne pas notre autofinancement.
Durant la prochaine législature, je m’engage a continuer dans cette voie pour que chaque franc soit utilisé au mieux des intérêts des morgiennes et des morgiens.