Un parti...
...à votre écoute
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,
Je me réfère à la p. 498 du procès-verbal dont on nous demande aujourd’hui l’approbation. Je salue les termes choisis et synthétiques de notre Secrétaire pour résumer l’ambiance détestable dans laquelle notre dernier Conseil en 2008 s’est terminé.
Ces trois lignes sont un peu courtes - même si je n’adresse là aucun reproche à notre Secrétaire - pour passer sans autre à la suite. Alors en tant que cheffe de groupe du Parti Radical et au nom de ce même groupe, je vous adresse, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les Conseillers communaux de gauche, cette lettre ouverte et orale.
Lors du Conseil communal du 3 décembre 2008, Monsieur le Conseiller communal radical Dominique Degaudenzi a souhaité poser une question à la Municipalité sur un sujet d’importance puisqu’il s’agissait du futur contournement autoroutier de notre ville.
Même si l’on peut peut-être reprocher à Monsieur Degaudenzi d’avoir posé sa question à une heure tardive et après un Conseil particulièrement chargé.
Même si l’on peut peut-être reprocher à Monsieur Degaudenzi d’avoir formulé une trop longue question, compte tenu de l’état de fatigue dans lequel nous nous trouvions tous, le comportement de certains conseillers communaux de gauche fut si inadmissible qu’il ne peut être passé sous silence.
Que dire du bruit fait par certains d’entre vous pour couvrir les paroles de l’orateur ?...
Que dire du grésillement intentionnel provoqué par certains d’entre vous avec le micro pour interrompre l’orateur ?...
Que dire enfin du départ de la salle du Conseil de beaucoup d’entre vous pour rejoindre la salle où la Municipalité offrait ses traditionnelles salées, emmenés par un ancien président du Conseil communal, président de son parti de surcroît, alors même que la séance n’était pas levée ?...
Que dire Mesdames, Messieurs les Conseillers de gauche, qui se retrouveront dans ce bref rappel des faits ?
Que votre attitude fut aussi déplorable qu’inadmissible !
La prémisse pour des débats constructifs au sein d’un Conseil, c’est le respect.
Le respect des opinions différentes, le respect de la personne qui s’exprime.
Si nous agissions comme vous à chaque fois que l’un d’entre vous s’exprime d’une manière que l’on jugerait peu satisfaisante, trop longue, ou à un moment que l’on jugerait inapproprié, nous connaîtrions l’anarchie au sein de ce Conseil, indigne du mandat que nous ont confié nos électeurs.
Parce que nous ne devons pas perdre de vue que des gens nous ont fait confiance en nous élisant.
Parce que nos électeurs ont élu des gens, vous, nous, qu’ils ont jugé suffisamment responsables et dignes de faire avancer la chose publique, vous vous devez, nous nous devons, tous, d’être dignes de leur confiance et faire preuve de plus de respect les uns envers les autres pour que des faits tels qu’ils se sont produits lors de la dernière séance ne se reproduisent plus.
Même si elles auraient été bienvenues et seraient passées pour le fruit d’intelligence, nous n’attendons pas d’excuses des protagonistes de ce chaos organisé.
Enfin vous, Monsieur le Président du Conseil, je me permets de vous rappeler l’article 28 de notre règlement à teneur duquel vous exercez la police de l’assemblée et de la salle, et devez faire respecter le règlement.
Il ne suffisait pas de demander à l’orateur de terminer son intervention plus rapidement ! Il vous fallait encore, et aussi, et surtout, exercer la police de l’assemblée et de la salle en ordonnant le silence et en rappelant à l’ordre les conseillers et conseillères qui s’étaient trouvés bien inspirés de quitter la salle alors même que la séance n’était pas levée !
En insistant à l’encontre de M. Degaudenzi à plusieurs reprises pour qu’il termine son intervention plus rapidement, vous avez pris une mesure partisane et vous êtes trompé de cible, Monsieur le Président !
Votre rôle implique en effet de faire preuve d’impartialité non seulement dans la tenue des débats, mais aussi lorsque ceux-ci dérapent, en rappelant à l’ordre tous les protagonistes du dérapage et pas seulement une partie d’entre eux !
J’ose espérer, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les Conseillers de gauche, que de tels agissements ne se reproduiront plus.
Je vous remercie de votre écoute attentive et vous souhaite une bonne digestion de cette salée particulière.