Un parti...
...à votre écoute
Les arbres situés sur le domaine public sont gérés par le Service jeunesse, sécurité sociale et espaces publics. Suite au dernier inventaire, des arbres d’essence majeure figurent sur la liste des condamnés. Entre autres, un chêne d’un diamètre de 150 cm. au chemin des Philosophes et deux séquoias d’une hauteur impressionnante sur le Parc de Sylvana.
Des oppositions ont été déposées, dont l’une de la part d’un docteur en biologie, qui s’indigne et considère ces abattages comme inadmissibles.
Ce massacre à la tronçonneuse est-il dû vraiment à un soudain dépérissement. Ou alors, est-il dû à un réel problème de sécurité ? Si c’est le cas, la Municipalité ne manquera pas d’argumenter qu’elle est seule responsable en cas d’accident. Mais. Aux yeux des opposants, ce massacre est surtout dû aux prochains travaux concernant les Centres de vie enfantine, il est vrai que ces arbres poussaient paisiblement avant d’être considérés, aujourd’hui, comme ennemis publics n°1.
Or, dans le préavis, il était plutôt question de préserver l’espace vert existant.
Je profite de l’occasion pour vous relire deux extraits du préavis de 1971, concernant l’achat de la propriété de Sylvana. Je n’ai pas fait de recherches dans les archives, ce préavis était joint au rapport de majorité du centre de vie enfantine.
« La propriété en question est arborisée d’admirable façon, certains arbres sont séculaires, il nous semble dès lors qu’il est de notre devoir de sauvegarder cet îlot de verdure »
« Nous avons appris que des promoteurs immobiliers s’intéressaient à cette affaire, mais le propriétaire actuel a donné la préférence à notre commune dans le but de sauvegarder ce coin de verdure. »
Un fonds compensatoire existe-t-il, lorsque, sur le domaine privé, un arbre abattu ne peut être remplacé ? Il me semble que ce fonds pourrait être utilisé à bon escient afin de financer le maintien et l’entretien de ces arbres exceptionnels.
Ces grands et vieux arbres font partie de notre patrimoine et la population y est très attachée. Laissons-les surplomber majestueusement de nos maisons avant q’ils soient détrônés peut-être dans quelques années par les tours futuristes de la gare.
Je ne suis pas qualifié pour définir si tels ou tels arbres doivent être préservés ou non, alors, avant que je ne m’enchaîne autour ce chêne en signe de protestation, je souhaiterais savoir de quelle manière la Municipalité va trancher (c’est le cas de le dire) sur l’avenir de nos essences majeures.
Je remercie d’ores et déjà la Municipalité des réponses qu’elle voudra bien nous donner.